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Récital d’Esteban Landart, le 23 Février 2016

Récital d’Esteban Landart, le Jeudi 23 Février 2016 à 20 h 30

Libre participation

Avec le généreux soutien de la Manufacture d’Orgues Michel Jurine SA.

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Biographie

Esteban LANDART est né à Irún (Espagne). Il a mené des études de Piano au Conservatoire Supérieur de San Sebastian (Espagne) et d’Orgue au Conservatoire de Bayonne dans la classe de Marie-Bernadette Carrau. Cet apprentissage fut sanctionné par plusieurs prix et récompenses.

Sur les conseils de Xavier Darasse il décida en 1991 de présenter le Concours d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. Il y poursuivit ses études d’orgue avec Jean Boyer, et obtient le Diplôme National d’Etudes Supérieures Musicales dans la discipline ORGUE, avec une mention Très Bien à l’Unanimité du Jury, en Juin 1994. Il obtient le C.A. d’Orgue en Juin 1997.

Il a publié de nombreux travaux de recherche et d’analyse comme : les instruments Cavaillé-Coll au Pays Basque dans la revue française l’Orgue, l’analyse de l’Op. 40 “Variations on a recitative” d’Arnold Schönberg dans la revue Nasarre “Revista aragonesa de musicología” août 1996, ou une étude détaillée sur la restauration de l’orgue Cavaillé-Coll d’Irun, par Michel Jurine. En 2012 il est coéditeur littéraire de la revue Musiker, publication dédiée à la mémoire du célèbre facteur d’orgues Aquilino Amezua.

Il mène parallèlement à son activité pédagogique une carrière de concertiste en France, Belgique, Allemagne, USA et Espagne, et se produit dans d’importants festivals de musique. Son intérêt pour la facture instrumentale l’amène à faire partie des nombreuses commissions pour la restauration ou la construction de nouveaux instruments.

Son répertoire aborde tous les styles et époques, du Codex Faenza aux variations de Schönberg, de Cabezón à Radulescu, sans oublier les grands compositeurs romantiques ou symphoniques. En outre, il prend un soin particulier à élaborer ses programmes en fonction des instruments.

Il est aujourd’hui professeur d’Orgue au C.R.R. Maurice Ravel de Bayonne et au Conservatoire Supérieur de Musique du Pays Basque MUSIKENE à San Sebastian.

Programme

Johann Sebastian BACH (1685 – 1750)

  • Prélude et Fugue en Mi mineur BWV 548
  • Ein feste Burg ist unser Gott BWV 720

Pablo BRUNA (1611 – 1679)

  • Tiento de primer tono de mano derecha

Max REGER (1873 – 1916)

  • Introduction et Passacaille en Ré mineur

Julius REUBKE (1834 – 1858)

  • Sonate sur le Psaume 94
    • Grave – Larghetto
    • Allegro con fuoco
    • Adagio
    • Allegro

Photos

Récital de François-Henri Houbart, le 21 Octobre 2016

Récital de François-Henri Houbart, le Vendredi 21 Octobre 2016 à 20 h 30

 

Dans le cadre du Festival « Orgue en Jeu »

Œuvres de Raison, Buxtehude, Bach, Frank, Vierne, Widor, Houbart

Libre participation

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Affiche F. H. Houbart

Biographie

François-Henri Houbart est né à Orléans (Loiret) le 26 décembre 1952.

Il commence l’étude du piano à l’âge de 7 ans et celle de l’orgue à l’âge de 11 ans, au cours de sa scolarité chez les dominicains de Sorèze (Tarn). À Paris, il devient l’élève de Pierre Lantier pour l’harmonie et le contrepoint, de Suzanne Chaisemartin, Michel Chapuis et Pierre Cochereau pour l’orgue et l’improvisation.

En 1978, il obtient le deuxième prix du Concours international d’improvisation de Lyon. D’abord organiste de l’église Saint-Paterne de sa ville natale d’Orléans à partir de 1968, il commence, en 1974, une carrière d’organiste parisien comme suppléant du grand orgue de Saint-Séverin.

En 1975, il devient co-titulaire de l’orgue de Saint-Nicolas-des-Champs, puis, l’année suivante, titulaire du grand orgue de Sainte-Elisabeth-du-Temple.

En 1979, il est nommé organiste de la Madeleine, à Paris, succédant ainsi à 26 ans à Camille Saint-Saëns, Théodore Dubois et Gabriel Fauré.

Comme pédagogue, François-Henri Houbart a d’abord enseigné l’orgue à l’École Nationale de Musique d’Orléans, de 1980 à 2000. Il devient ensuite professeur au Conservatoire National de Région de Rueil-Malmaison, à la suite de Marie-Claire Alain et de Susan Landale.

Comme concertiste, il a donné plus de 1200 concerts ou récitals partout en Europe, aux États-Unis, au Canada et au Japon. Il est reconnu comme un des plus grands improvisateurs actuels. Ses goûts musicaux le portent plutôt à interpréter les maîtres de l’école nordique et les compositeurs du XIXe siècle.

Il a effectué plus de 70 enregistrements dont certains ont obtenu de prestigieuses récompenses.

François-Henri Houbart est soliste à Radio-France, membre du comité artistique du concours international d’orgue de Chartres, auteur d’un ouvrage sur les orgues de la cathédrale d’Orléans.

Élevé au grade d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, il a reçu la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris.

Programme

André RAISON
Offerte sur le “Vive le Roy des Parisiens”

Dietrich BUXTEHUDE
Prélude et fugue en mi mineur

Johann Sebastian BACH
Canzona en ré mineur

César FRANK
Fantaisie en La Majeur

Louis VIERNE
Adagio, extraits de la 3ème symphonie

Charles-Marie WIDOR
Final, extrait de la 6ème symphonie

François-Henri HOUBART
Improvisation (suivie de « La Réjouissance » de Georg Friedrich Haendel)

Photos

21/10/2016 - A la console (2)
21/10/2016 - A la console (2)
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Vidéos







Récital de Raffi Ourgandjian, le 22 Septembre 2016

Récital de Raffi Ourgandjian

Le Jeudi 22 Septembre 2016 à 20 h 30

Libre participation

A l’occasion de la sortie du disque « Sûtra »

affiche_ourgandjian

« Raffi Ourgandjian a souhaité que ce concert soit comme un point de passage entre les générations et le lieu de la transmission. C’est pourquoi nous avons associé deux de mes œuvres à ce moment priviligié et partagé ce concert avec deux amies musiciennes, interprètes fidèles de nos musiques. Nous le remercions de tout coeur d’avoir accepté de jouer dans un programme qui vous fera découvrir sa dernière oeuvre pour orgue Ourartou ainsi qu’un pièce récente pour flûte basse Douche chant. »

Alain Besson

Interprètes

Raffi OURGANDJIAN : Orgue

Anne DELAFOSSE : Soprano

Françoise DUCOS : Flûtes

Biographies

RAFFI OURGANDJIAN

C’est une vie entièrement consacrée à la musique que celle de Raffi Ourgandjian : travail à l’instrument dès la prime enfance, connaissance immense des répertoires de la musique, passion infinie pour ce qu’elle dégage de l’humain et du sacré. Né en 1937, « son origine arménienne le marque profondément au sceau de l’hypersensibilité. C’est que la rencontre douloureuse de l’Orient et de l’Occident est en lui».(*) Les musiques et philosophies orientales qu’il connaît pour ainsi dire de l’intérieur exerceront alors une influence déterminante sur sa pensée et son langage.
Son orientation vers l’improvisation (et son médium qu’est l’orgue) et la composition, il la doit à une femme exceptionnelle, Elsa Barraine (**), son professeur au Conservatoire de Paris où il reçoit également l’enseignement d’Olivier Messiaen et devient à cette période son interprète privilégié. Il donne en concert, en 1968 à Bruxelles, l’intégrale de I’œuvre pour orgue du maître en première mondiale. En 1965, après Jehan Alain, il reçoit le Premier Grand Prix de Composition des Amis de l’Orgue à Paris qui n’aura que deux éditions.
Raffi Ourgandjian, tout en poursuivant sa carrière d’organiste, se passionne très tôt pour la transmission de son art et se lance dès 1970 dans l’aventure de la décentralisation à Chalon s/Saône, haut lieu en ce temps de cette volonté de démocratisation de l’art, avec Francis Jeanson et Camille Roy. Les maîtres mots de cet engagement dans la musique, dans l’action culturelle et dans l’enseignement se nomment connaissance, imagination, rigueur, recherche, audace, rêve, exigence et création. De ces mots, il fera aussi la base de son enseignement dans le département d’écriture qu’il créé au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon et qu’il dirige de 1980 à 1988.
A son instrument, il époustoufle par sa science des registrations qui transcende les architectures musicales et fait sortir les esprits des tuyaux et des partitions. Pour lui, « il cisèle vibration par vibration, de subtiles monodies modales qui s’entrecroisent»(*) ou de redoutables et granuleuses matières sonores.
« Musicien du souffie, il écrit naturellement souvent pour l’orgue, la voix et les vents. Mais c’est aussi le souffie de l’épopée et du voyage des exilés qui traverse sa captivante musique».(*)

(*) Michel Thion
(**) Raffi Ourgandjian a rendu hommage à Elsa BARRAINE (1910-1999 – prix de Rome en 1929) en enregistrant en 2010 l’ensemble de ses œuvres pour orgue sur l’orgue Merklin en l’Eglise du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon. Edition MARCAL classics – distribution UVM www.uvmdistribution.com

ALAIN BESSON

Alain Besson découvre sa vocation musicale au Conservatoire de Chalon-sur Saône : étude du violon avec Jean-Claude Bernède et rencontre de musiciens et compositeurs à la personnalité marquante, en particulier Camille Roy et Raffi Ourgandjian.
Au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon (Département d’écriture), Raffi Ourgandjian l’influence profondément par sa personnalité artistique exceptionnelle et par sa vision très ouverte de la création. Il y étudie également avec Christian Accaoui et Robert Pascal. Yvette Grimaud (professeur d’ethnomusicologie) lui ouvre la voie de la découverte et de l’écoute des musiques de tradition orale.
Sa musique s’inscrit dans des traditions à la fois proches et lointaines : les grands courants de la musique du XXème siècle, particulièrement Webern, Debussy, Messiaen ; les musiques anciennes sur lesquelles il a bâti certains projets en écho aux formes médiévales ; les musique traditionnelles…
Elle puise à la source des références littéraires et philosophiques souvent associées, à la genèse de ses pièces. Un de ses domaine de prédilection est la voix, inspirée par la poésie. Voix sous toutes ses formes : choeurs d’enfants, de femmes, ensembles mixtes, voix soliste, instrumentiste-chanteur.
L’écriture exploite particulièrement la dimension rythmique et déploie le jeux subtil des temps musicaux superposés.
Il aime également confronter son imagination à la virtuosité instrumentale et cultive des collaborations/échanges avec des interprètes dont il est proche, dans l’objectif d’approfondir et d’étendre les techniques de jeu : la flûte avec Françoise Ducos, la clarinette avec Pascal Pariaud, l’orgue avec Raffi Ourgandj ian, la voix avec Anne Delafosse…
Passionné par la transmission, il enseigne actuellement l’analyse et l’écriture au CRR de Cergy-Pontoise.

ANNE DELAFOSSE

Anne a appris à chanter auprès de Marie-Claire Cottin puis s’est spécialisée en Musiques Anciennes au CNSMD de Lyon auprès de Dominique Vellard, Marie-Claude Vallin, Eugène Ferré … Elle a été la première chanteuse de Doulce Mémoire, oeuvre depuis plus de vingt ans au sein de Gilles Binchois, a rejoint récemment l’ensemble Mora Vocis et se consacre à son propre ensemble Les Jardins de Courtoisie, qu’elle a fondé en 2004 après avoir mené plusieurs projets isolés (« Vox Audita Est », « Dafné », « Inconstance et Vanité du Monde », festival Musique Vocale à Silvacane alliant musique du Moyen Age et musique contemporaine). Après avoir enseigné au Conservatoire de Tours et à l’université de FrancheComté, elle est professeur et responsable du département Musiques Anciennes au CNSM de Lyon.

FRANÇOISE DUCOS

A étudié la flûte avec Georges Alirol. Diplômée du CNSM de Lyon, elle se passionne très tôt pour la création et joue en première audition les œuvres qui lui sont dédiées (R. Pascal, R. Ourgandjian, A Besson, J. B. Devillers, J. Ozanne). Elle collabore à des projets mêlant les arts de la scène à la musique (D’ici et d’ailleurs avec la danse, Cosifan Pouet avec des clowns, L’ode maritime au théâtre). Elle se produit aussi régulièrement au sein de différents orchestres.
Professeur de flûte à Est-Ensemble (93), elle contribue avec ferveur à la formation des jeunes musiciens de banlieue.

Programme

Double Chant pour flûte basse, Raffi Ourgandjian

KYÛ pour orgue, Alain Besson

  1. Ricercar
  2. Espaces inversés
  3. Haïku
  4. La vaste conque de l’oreille du monde

Trois Poèmes de Pierre Reverdy pour soprano et flûte alto système Kingma, Alain Besson

  1. Descente
  2. Les mots qu’on échange
  3. Un seul moment

OURARTOU, Mémoire d’exil pour orgue, Raffi Ourgandjian

  1. Our (la maison d’Abraham)
  2. Commentaire I (Bethsabée)
  3. L’Euphrate
  4. Commentaire II (Khandouth)
  5. Ararat

Les Œuvres

Double chant, pour flûte basse, Raffi Ourgandjian (2014)

Depuis la création de Nairi 11 (1987) composé pour Claire Louwagie et Françoise Ducos, Raffi Ourgandjian s’est passionné pour les flûtes graves. Découvrant la flûte basse de l’exceptionnelle luthière hollandaise Eva Kingma dans Ecrits sur le souffle (Alain Besson), il compose Anouchka puis Double chant pour cet instrument. Cette flûte plutôt imposante dévoile tout à tour des accents déchirants, des sonorités douces et profondes, un souffle au bord du silence. Double chant relate sans doute le chemin d’une vie.
A la lenteur du début – facilitée par la pratique de la respiration circulaire – succède la dualité des registres graves et suraigus qui ouvrent un abîme vers les sons multiphoniques en dialogue avec les mélismes (qui ne sont pas sans rappeler le chant du doudouk, hautbois traditionnel arménien). La fin de la pièce prend une certaine distance avec le son – espaçant la vivacité des courbes descendantes avec des halos d’harmoniques toujours plus ténus. Et tout finit par disparaître pour rejoindre la sérénité et le calme premier, comme si rien n’avait existé. (Françoise Ducos)

Kyû, pour orgue, Alain Besson (2003)

Kyû résulte d’une demande de Raffi Ourgandjian. Chez ce merveilleux organiste et musicien, la magie de la rcgistration, l’analyse du texte et la perfection du geste donnent vie à l’écriture souvent suggérée voire abstraite du compositeur non organiste que je suis. Les liens très profonds qui nous unissent ont été, bien sûr, le moteur le plus puissant de l’inspiration et je l’en remercie avec toute mon affection.
Cette pièce en quatre mouvements prend sa source dans la symbolique du chiffre cinq (kyû est la note fondamentale des cinq notes.principales de la gamme chinoise et correspond au chiffre cinq), dans un haïku de Buson (Nuit courte … ) et dans un poème de Rilke, Gong pour la quatrième partie « La vaste conque de l’oreille du monde».

Trois poèmes de Pierre Reverdy pour soprano et flûte en sol (2015)

Poésie limpide – apparente simplicité et expressivité contenue -, en associations de mots, d’images et de sons dans une forme libre et discontinue, la langue de Pierre Reverdy recèle déjà une matière profondément musicale.

Descente joue sur les vitesses et les temps superposés, à la manière d’un motet médiéval à la polyphonie déliée (voix, motetus ; flûte, duplum) diction syllabique du texte ; chaque vers suggère une émotion/image traduite en couleur/ harmonie.

Les mots qu’on échange. Cette pièce est conçue autour de trois personnages évoqués dans le poème et en particulier dans la strophe centrale : « En partant nous étions trois / Mon ombre et moi / Et toi derrière ». La voix est écrite en style parlando, « comme un récitant ». Tout repose sur l’écriture monodique de la flûte : évolution, en toile de fond d’une couleur « halo », sur des échelles spectrales, entre inharmonique et harmonique, en relation avec la clarté/obscurité des paysages du poème. La pièce a été élaborée grâce aux possibilités du système en ¼ de ton Kingma.

Un seul moment. Contrairement à Descente. Un seul moment propose une écriture de la voix particulièrement mélismatique. Chaque mot reçoit un traitement spécifique et la musique cherche à créer des correspondances sonores « à distance », en relation avec la structure phonétique du poème. La flûte, tour à tour, accompagne le jeu de la voix en l’enveloppant d’hannonies ou bien se développe indépendamment comme illustration et « décor». On retrouve là aussi, les temps et métriques superposées.

Ourartou, mémoire d’exil pour orgue, Raffi Ourgandjian (2005)

Ourartou s’apparente à une grande fresque musicale – en trois parties reliées par deux commentaires – qui décrit des paysages et épisodes bibliques mythiques reliés au thème de l’exil.
Abraham quitte Ur en Chaldée(!), la patrie de ses pères pour s’installer avec sa famille dans le pays de Canaan; !’Euphrate (Ill) est le grand fleuve qui délimite la terre promise ; l’Ararat (V), la montagne du déluge et de l’arche symbolise aussi la montagne sacrée des Arméniens qui subirent Je génocide et l’exode. Sont convoquées aussi dans ]es commentaires les figures féminines de Béthsabée et Kandouth.
Cette œuvre grandiose exploite en profondeur les ressources du grand orgue, tous ses possibles de polyphonies, de couleurs, de virtuosités, de puissance … L’écriture rend sensibles et intelligibles les images évoquées.
Ourartou est aussi tout entier traversé par la thématique de l’exil chère au compositeur qui nous en donne une vision intime non dénuée de tragique.

Photos

 

Audio

 

Sûtra

Sûtra

Chers Amis,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du disque Sûtra consacré aux oeuvres d’orgue de Raffi Ourgandjian et Alain Besson.

Sûtra et Ourartou sont les deux oeuvres de Raffi Ourgandjian qui n’ont jamais été données sur les ondes, ni enregistrées.

Sûtra, titre de la première de ces oeuvres qui donne son titre à l’album à paraître, est un terme sanskrit qui signifie « fil ; aphorisme ; traité de rituel ou canonique ».
C’est donc le fil de la pensée, le « fil rouge » qui mène d’une chose à une autre, d’un être à un autre. Dans le cas précis de cet album, on pourrait tenter aussi l’extension du sens de Sûtra à la filiation, au fil de la transmission, car ce disque est bien effectivement une histoire de passages.

SÛTRA (2001), la première pièce de l’album est un hommage filial et respectueux de Raffi OURGANDJIAN à la mémoire d’Elsa BARRAINE.
KYÛ (2001), oeuvre d’Alain BESSON a été conçue à l’intention de Raffi OURGANDJIAN, initiateur du département d’écriture du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans lequel Alain BESSON a terminé ses études musicales.
OURARTOU (2005) se double du sous-titre « Mémoires d’exil » et se veut le rappel au souvenir de l’exil des peuples à travers les millénaires. Le relais est passé, intime et universel.

« Les oeuvres présentées dans ce disque, d’Alain BESSON et de Raffi OURGANDJIAN, sont d’abord des éloges de la lenteur, de la saveur, de la complexité sereine.
On y parle en souriant de choses graves, on prend le temps de penser, de ressentir, d’entendre. Ce sont des musiques qui vous font confiance, qui savent que votre intelligence et votre sensibilité ne demandent qu’à être sollicitées. La lenteur les respecte. On ne vous mitraille pas de sons, on les distille et vos papilles auditives en sont toutes réjouies.
Un Sûtra, en dernier ressort est une métaphore, ce qui vous emmène ailleurs, ou plutôt, au delà. Ce disque est un voyage et la musique vous tient par la main. »

(Michel THION : « Notes d’écoute » pour l’album SÛTRA.)

Le disque sera prochainement disponible dans le commerce. Vous pouvez cependant vous le procurez dès à présent en contactant Annie Ourgandjian (Contact : annie.ourgand@free.fr – 14 rue des grilles – 93500 PANTIN).

Mise à jour du 09 septembre 2017 : le disque est disponible ici !

Festival « Orgue en Jeu », le 16 Octobre 2015

« Reveyron et les organistes lyonnais »

Concert à 6 organistes dans le cadre du festival « Orgue en Jeu »

Le vendredi 16 octobre 2015 à 20 h 30

Libre participation

http://www.orguenjeu.com/

Les compositeurs

Louis MARCHAND (1669-1732)
Né à Lyon dans une famille d’organistes, claveciniste virtuose et organiste de la Chapelle Royale, compositeur et improvisateur réputé ; il est de son temps, en France, considéré comme le seul rival de François Couperin à l’orgue et au clavecin.

Edouard COMMETTE (1883-1967)
Titulaire du Grand Orgue de la Primatiale St Jean de 1904 à 1967 ; compositeur et organiste, il est le premier, en 1928, à enregistrer des disques d’orgue.

Adrien ROUGIER (1892-1984)
Disciple de Louis Vierne et Vincent d’Indy ; titulaire du Grand Orgue de Saint Polycarpe puis de Saint-Pothin ; a formé de nombreux élèves, dont entre autres Paul Couëffé et Georges Aloy. Cofondateur de l’Association des Amis de l’Orgue.

César GEOFFRAY (1901-1972)
Disciple de Florent Schmitt et d’Augustin Savard ; professeur d’harmonie au Conservatoire de Lyon et fondateur du mouvement de chant choral A Cœur Joie, il est un des initiateurs du renouveau du chant choral en France dans la deuxième moitié du XXème siècle.

Jean BOUVARD (1905-1996)
Disciple de Louis Vierne, Vincent d’Indy et Paul Dukas, il est l’auteur d’un grand nombre de noëls, et d’harmonisations pour chœurs. Il fut organiste de Ste Thérèse de Villeurbanne à partir de 1934.

Charles MONTALAND (1910-1985)
Professeur d’écriture au CNR de Lyon de 1952 à 1978, organiste de la chapelle de l’Hôtel-Dieu pendant 56 ans.

Joseph REVEYRON (1917-2005)
Disciple d’Edouard Commette, titulaire du Grand Orgue de la Primatiale St Jean de 1967 à 2005 ; compositeur, auteur d’un catalogue important tant par la qualité que par la diversité de ses œuvres.

Marcel GODARD (1920-2007)
Prêtre et maître de chapelle de la Primatiale St Jean, compositeur de musique liturgique.

Georges ALOY (1947)
Professeur d’harmonie et de contrepoint au CNR de Lyon jusqu’en 2011, titulaire de l’orgue de la Basilique de Fourvière de 1993 à 2006. Coordinateur de l’association Lyon en Chansons qui œuvre à la promotion de la chanson traditionnelle lyonnaise.

Programme

Par Adrien Parret

  • Marcel Godard – 4 chorals extraits du Petit Livre D’Orgue :
    • Ô viens, Emmanuel
    • Vous attendiez la promesse
    • Si tu veux célébrer la Pâque du Seigneur
    • La nuit qu’il fut livré
  • Joseph Reveyron
    • Sancta Dei genitrix, (Extrait des Laurétanes)

Par Pascal Mallet

  • Edouard Commette
    • Rêverie, extraite des 12 Pièces

Par Jean-Luc Cusey

  • Joseph Reveyron
    • Prélude à 5 voix
  • Charles Montaland
    • Toccata sur le Veni Creator

(Entracte)

Par Georges Aloy

  • Adrien Rougier
    • Toccata et fugue en sol mineur
  • Georges Aloy
    • 4 variations sur Freu’ dich sehr o meine Seele (dans le style de J. S. Bach)
      • Trio
      • duo
      • choral orné
      • choral varié
    • Toccata à la mémoire de Patrice Caire

Par Philippe Quattroccolo

  • Adrien Rougier
    • Arabesque
  • Joseph Reveyron
    • Sedes Sapientiæ, (Extrait des Laurétanes)

Par Paul Couëffé

  • Louis Marchand
    • Dialogue sur les grands jeux (Extrait du 3ème livre)
  • César Geoffray
    • Choral « O quam suavis est »
  • Jean Bouvard
    • Variations sur un noël bressan

Médias

Marcel Godard – 4 chorals extraits du Petit Livre D’Orgue

Joseph Reveyron – Sancta Dei genitrix

Edouard Commette – Rêverie, extraite des 12 Pièces

Joseph Reveyron – Prélude à 5 voix

Charles Montaland – Toccata sur le Veni Creator

Adrien Rougier – Toccata et fugue en sol mineur

Georges Aloy – 4 variations sur Freu’ dich sehr o meine Seele

Georges Aloy – Toccata à la mémoire de Patrice Caire

Adrien Rougier – Arabesque

Joseph Reveyron – Sedes Sapientiæ

Louis Marchand – Dialogue sur les grands jeux

César Geoffray – Choral « O quam suavis est »

Jean Bouvard – Variations sur un noël bressan

 

Récital de Virgile Monin, le 02 Avril 2016

Récital de Virgile Monin

Le Samedi 02 Avril 2016 à 20 h 30

Libre participation

http://www.virgilemonin.com/

 

Biographie

Né en Bretagne en 1987, Virgile Monin a effectué ses études aux conservatoires de Nantes (classe d’orgue de Michel Bourcier) et de Saint-Maur-des-Fossés (classe d’improvisation de Pierre Pincemaille). Il a par ailleurs bénéficié des conseils de Jean Guillou et d’Henri-Franck Beaupérin, et a suivi le cursus d’écriture du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Lauréat du concours international d’orgue de Toulouse, il a remporté le premier prix des concours de Biarritz et de Luxembourg, de même que le Grand Prix d’Orgue Jean-Louis Florentz de l’Académie des Beaux-Arts, Institut de France.

Virgile Monin est l’interprète d’un vaste répertoire, privilégiant l’orgue symphonique, et est l’auteur de plusieurs transcriptions pour son instrument, notamment des Danses symphoniques de Sergueï Rachmaninov et de l’ouverture Les Hébrides de Felix Mendelssohn.

En 2015, il a enregistré pour le label Fy/Solstice l’intégrale de l’œuvre d’orgue d’Henri Mulet, sur l’orgue historique Puget (1888) de l’église Notre-Dame la Dalbade à Toulouse.

Il  se produit régulièrement en récital, en France (Bordeaux, Bourges, Lille, Marseille, Nantes, Paris, Rennes ; festivals Contrepoints 62, Radio-France et Montpellier, Toulouse-les-Orgues) et à l’étranger (Allemagne, Canada, États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Luxembourg, Monaco, Pologne).

 

Programme

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809 – 1847)

  • Ouverture zu den Hebriden (Fingals-Höhle), opus 26 (1832) *

Sergueï Rachmaninov (1873 – 1943)

  • Extrait des Symphonic dances, opus 45 (1941) : II – Andante. Tempo di Valse *

Claude Debussy (1862 – 1918)

  • Extrait de la Petite Suite (1889) : I – En bateau *

Charles-Marie Widor (1844 – 1937)

  • Extrait de la Sixième symphonie, opus 42, N°2 (1887) : V – Final

(Entracte)

Antonio Vivaldi (1678 – 1741)

  • Concerto in re minore N°11, extrait de L’estro armonico, opus 3 (1711)
    • I – Allegro
    • II – Adagio spiccato e tutti
    • III – Allegro
    • IV – Largo e spiccato
    • V – Allegro Transcription de Johann-Sebastian Bach (1714, BWV 596)

Sigfrid Karg-Elert (1877 – 1933)

  • Extrait des Three new impressions, opus 142, N°1 (1930) : II – Valse Mignonne

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809 – 1847)

  • Ouverture Ruy Blas, opus 95 (1839) *

* Transcription de Virgile Monin

 

Médias








Récital de Jean-Luc Cusey, le 03 Septembre 2015

Récital de Jean-Luc Cusey

Le jeudi 03 septembre 2015 à 20 h 30

Libre participation

 

Biographie

Né dans les Vosges en 1961, Jean-Luc Cusey commence le piano à l’âge de onze ans. Trois ans plus tard il découvre l’orgue. Fasciné par cet instrument, il prend ses premiers cours d’orgue auprès de l’Abbé Guy Ruyer, pédagogue et concertiste réputé dans les Vosges.

En 1978 il entre au conservatoire de Nancy dans la classe de Pierre Cortellezzi dans laquelle il obtient une médaille de vermeil. En 1982 il obtient une médaille d’or dans la classe Gaston Litaize au conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés puis une nouvelle médaille d’or en 1987 suivi d’un premier prix de perfectionnement en 1989 auprès de Louis Robilliard au C.N.R. de Lyon.

Depuis il a donné divers récitals, et accompagné des formations variées (solistes, choeur, orchestre), notamment en région parisienne et se consacre maintenant à l’enseignement du piano et de l’orgue en cours particuliers, écoles de musique et stages de musique liturgique.

Organiste à La Varenne-Saint-Hilaire à Saint-Maur-des-Fossés en 1983, Il est, depuis 2008, cotitulaire de l’orgue du Saint Sacrement à Lyon 3ème.

 

Programme

François COUPERIN (1668 – 1733)

  • Offertoire sur les grands jeux

Johann Sebastian BACH (1685 – 1750)

  • Choral du veilleur, BWV 645
  • Prélude et fugue en sol mineur, BWV 535

César FRANCK (1822 – 1890)

  • Cantabile
  • Pièce héroïque

(Entracte)

Charles-Marie WIDOR (1844 – 1937)

  • Allegro vivace (extrait de la 5ème Symphonie)

Gaston LITAIZE (1909 – 1991)

  • Lied
  • Improvisation Sur l’hymne du « Placáre Christe Sérvulis »

Placare Christe Servulis

 

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